Raid Ski Ortles Mars 2025
Nous partons découvrir le massif des Ortles avec Pompon, Fab, Guillaume et Seb. Une belle bande de copains avec qui on va bien rigoler ces quelques jours. Personne ne connait ce massif et nous allons le découvrir ensemble.
Récit
7 heures de route depuis Guillestre (resto compris!) nous mènent à Forni, au cœur du massif, dans le NE de l’Italie. Quelques préparatifs sur le parking, quelques réglages et nous sommes en marche. Le refuge Branca, tout confort, est rapidement atteint dans la foulée.
Comme souvent lors d’un raid à ski, le doute s’installe pour le programme de la semaine. La météo est changeante, les réservations refuges sont faites et il est dur de changer. Après moults tergiversations, nous restons sur le plan initial.
Nous partons J2 pour la pointe Matteo et le pic Tresero. Nous profitons de cette belle journée pour enchainer ces deux sommets. La vue est dégagée, nous pouvons apercevoir le massif de la Brenta tout proche, la Bernina, la Marmolada, la Civetta… Des massifs et sommets mythiques tout azimuts! Nous skions de la belle neige sur les deux descentes. Un grand soleil, du beau ski et des beaux virages!!! On est tous champion dans la belle neige 😉 2 120 mètres de dénivelé pour bien commencer la semaine. Retour à Branca le soir.
J3 on décolle pour le col Pasquale. S’ensuit une première descente en nord sur le glacier Di Cedec. On remonte vers le Cevedale. Petit à petit le temps se gâte. Brouillard, vent… On finit à la boussole et encordés sur cette zone glacière que nous ne connaissons pas. On abandonne le projet du sommet et de la descente sur le glacier de la Forcola pour se diriger vers le glacier du Cevedale plus aisé à rejoindre dans le mauvais temps. Le temps s’améliore au fur et à mesure que l’on perd de l’altitude et c’est sur un glacier bien bouché et en belle neige poudreuse et très agréable à skier que l’on redescend en direction du refuge Martello. On ne peut pas s’empêcher avec Pompon de faire une dernière remontée pour aller visiter la cîme Marmotta. S’ensuit une très belle descente vers le refuge. Nous y rencontrons un gardien de refuge atypique mais fort sympathique. D’autant plus sympathique après avoir discuté avec Pompon de leurs ascensions passées au Cerro Torre (la même année en 2011). On y mange bien et on y joue aux cartes tardivement selon un petit rituel qui se met en place ces jours ci 😉
J4 L’objectif est de rebasculer de l’autre côté de la montagne pour rejoindre le refuge Pizzini. Très cool au début, la remontée du glacier Cevedale se corse un peu lorsque nous arrivons dans le nuage. Rebelotte. Pas de visi, vent froid… On s’encorde et on met le cap sur le refuge Casati pour s’abriter. Grosse bâtisse de pierre et de béton, autrefois fer de lance du ski sur glacier d’été, presque laissée à l’abandon depuis. Une petite partie reste ouverte en mode ‘refuge d’hiver’. Nous sommes contents de nous y retrouver un petit moment pour nous abriter dans cette tempête. Quelques rires et un petit repas plus tard nous repartons dans le mauvais temps pour descendre la combe plus au Sud. Le temps se découvre au fur et à mesure de la descente et nous découvrons le refuge Pizzini sur lequel nous mettons le cap pour y passet la nuit. Je monte faire un petit tour au col du Zebru Nord en fin d’après midi. Petite ballade tranquille mais neige croûtée… Puis une soirée sympa qui se termine avec la traditionnelle partie de carte!
J5 On se lève et il fait beau. Le grand Zebru, sommet phare du massif, est découvert. Il est tombé 20cm de neige fraiche. Une belle journée s’annonce. Mais le temps tourne rapidement. Vent, nuage… la route du grand Zebru nous reste fermée. Nous prenons la direction du col Pale Rosse. Au col, nous basculons avec Fab à l’Ouest pour descendre le glacier de la Miniera. 200 mètres sous le col, le glacier plonge, raide. Les pentes sont chargées de neige. Nous apercevons de belles crevasses mais la visibilité nous fait défaut. On fait demi tour. On remonte au col et on entame une descente tranquille en très belle neige. On savoure nos derniers instants dans ce beau massif. Après une halte au refuge, on continu la descente vers la voiture.
L’aventure prend fin. Mais on ne va pas se quitter comme ça. Un bon resto à Bormio finit de nous régaler avant le retour dans les Hautes-Alpes, puis chacun de son côté.
Une belle aventure avec une belle bande de copains. A refaire sans modération.
A bientôt. Et Merci à tous.